Répartir 20 $ sur 20 ans

Mo-Scarpelli

par Mo Scarpelli, Multimedia Producer, charity: water

  • Projet : Using "$20 provides a person water for 20 years"
  • Lieu : New York, États-Unis
  • Secteur : Eau et assainissement
  • Titre professionnel : ONG

Photos

cw_liberia1
cw_liberia2
cw_india_ppp
cw_liberia3
cw_india_ppp3
cw_india_ppp2

Échec

Si vous avez suivi charity : water au cours des cinq dernières années, vous nous avez probablement entendus dire, tweeter ou écrire : 20 $ peuvent offrir de l’eau potable à une personne pour 20 ans. Mais plus tôt cette année, nous avons retiré le « 20 ans » de notre message.

Comme pour toute rétraction, cela a déclenché une discussion au sein de notre personnel quant à notre façon d’aborder l’échec. Nous n’avons pas nécessairement « échoué » à offrir de l’eau potable pendant 20 ans aux gens que nous servons – non seulement nous ne sommes pas rendus là pour le moment, mais nous sommes aussi catégoriques quant au fait que nous faisons tout en notre possible pour que chacun de nos projets en eau dure au moins aussi longtemps.

Cependant, nous savions que si nous continuions à promettre que chaque don de 20 $ fournirait l’accès à de l’eau potable pendant deux décennies à une personne, nous utiliserions un chiffre dont nous ne pouvons être certains. En réalité, nous manquerions à notre devoir de respect du public et à notre mission de « réinventer la charité » — de restaurer la confiance du public dans les œuvres de bienfaisance. Et il s’agit d’une de nos ambitions depuis le tout début.

Donc, après avoir modifié le message à propos des 20 ans sur tout notre site, nous avons immédiatement écrit un billet sur notre blogue avec une explication, espérant déclencher un dialogue autour du mot « viabilité » et pour divulguer ce qui se trouve dernières les chiffres que nous utilisons pour expliquer notre travail.

Voici la répartition :

Comment charity : water a-t-elle obtenu le chiffre de 20 $?

Il s’agit d’un calcul simple : 20 $ est le coût moyen par personne pour mettre en œuvre un projet de charity : water. Cela inclut les fonds pour l’assainissement, la formation en hygiène et les modèles d’entretien existants de nos partenaires.

Les technologies que nous finançons dépendent de la région, de la culture locale et du programme de notre partenaire d’implémentation local. À certains endroits, la construction peut être relativement peu coûteuse; à d’autres endroits, juste se rendre au site du projet coûte une fortune. Voici la répartition des coûts moyens par pays où nous travaillons, pour vous donner une petite idée de la très grande variation des coûts d’un projet :

Comment avez-vous obtenu la valeur de 20 ans?

Il y a quatre ans, la durée de vie moyenne acceptée de plusieurs de nos technologies en eau était de 20 ans. Depuis, charity : water – et le secteur de l’eau en entier – a réévalué ce que « viabilité » veut vraiment dire. Nous avons toujours su que 20 $ par personne couvrent la mise en œuvre d’un projet d’eau sur le terrain. Cependant, nous étions moins sûrs des coûts d’entretien pour nos projets d’eau avec les années; nous ne voulions donc plus continuer de dire à nos sympathisants ou au grand public que 20 $ peut couvrir les coûts en eau d’une personne pendant 20 ans.

Un don de 20 $ à charity : water peut encore fournir l’accès initial à l’eau potable à une personne puisque ce montant permet de payer la construction du projet et l’engagement initial de la communauté qu’il dessert. Par contre, maintenir activement le projet pour les 20 prochaines années peut coûter plus – nous n’en sommes pas certains pour l’instant. Cela dépendra de la technologie, du modèle d’entretien qui fonctionne le mieux et de comment (et quand) la communauté s’appropriera complètement leur projet d’eau.

Comment les projets de charity : water sont-ils durables?

Pour chaque projet que nous finançons, que ce soit le forage de puits ou l’installation de filtres BioSand dans les maisons familiales, nous travaillons avec notre partenaire local pour y inclure une composante d’entretien. Tout comme pour les coûts de construction des projets, ces coûts sont variables; dans certains pays, nous formons et soutenons des comités sur l’eau locaux pour qu’ils veillent à leurs projets. Dans d’autres, nous finançons la formation de familles individuelles pour qu’elles apprennent à faire l’entretien de leurs projets ou établissons un système où le village paie une équipe de réparation pour faire le travail.

Nous sommes aussi dévoués à innover quant à la viabilité des projets d’eau. Le secteur de l’eau dans son ensemble est en train de recentrer ses objectifs pour favoriser la longévité des sources d’eau potable construites plutôt que le nombre de projets bâtis. C’est une période excitante; de nouvelles occasions, apparues au cours des dernières années seulement, ont le potentiel d’augmenter radicalement l’imputabilité des projets d’eau et de suivre leur viabilité.

Nous sommes déjà en train de piloter ou de supporter de nouveaux systèmes pour superviser nos projets sur le terrain. Voici quelques exemples :

Partenariat public-privé en Inde

Nous avons soutenu l’établissement de centres de partenariats public-privé (PPP) dans deux districts urbains de l’Inde, Uttar Pradesh et Bihar. Le programme forme les jeunes et les femmes de la région pour réparer et entretenir des pompes à main. Il procure des emplois, offre une option de réparation pour les gens de la région et, mieux encore, le centre est une entreprise autosuffisante. Les centres de PPP servent d’exemples et leurs meilleures pratiques peuvent être reproduites par les gouvernements locaux, avec le soutien et l’implication indirects de nos partenaires.

Surveillance des activités sur le terrain (FLOW, pour Field Level Operations Watch) avec Water For People (anglais seulement).

Un de nos partenaires de mise en oeuvre, Water For People, a créé un système novateur de visualisation des données pour rendre le suivi des projets plus transparent et fiable. Ils y envoient des données – coordonnées GPS, populations desservies, état du projet d’eau – du terrain à partir de portables (des téléphones intelligents la plupart du temps). Ces données sont ensuite disponibles en ligne pour quiconque voudrait évaluer le statut des projets. Puisque nous prouvons déjà l’existence de chaque projet de charity : water en utilisant des GPS et des photos, nous espérons que FLOW nous aidera à obtenir encore plus d’information sur nos projets et plus rapidement.

Regroupement en Éthiopie rurale

Faire la surveillance de projets en région éloignée est un grand défi. Nos partenaires locaux en Éthiopie se sont adaptés en « regroupant » plusieurs de leurs projets charity : water en des régions concentrées. Cela rend la collecte de données plus facile puisqu’elles se trouvent toutes au même endroit. Ça favorise aussi l’imputabilité à la grandeur de la région; les communautés apprennent des meilleures pratiques d’autres qui s’occupent de leurs propres projets.

Apprentissage

Quels chiffres utilisons-nous maintenant?

Nous ne les avons pas encore – et puisque nous commençons à investir dans un portefeuille diversifié de technologies en eau et de modèles d’assainissement, c’est possible que nous n’ayons plus jamais de joli chiffre rond à mettre sur chaque projet que nous finançons. Nous continuerons à utiliser des moyennes pour permettre aux gens d’avoir une idée du coût de nos projets. Mais nous prévoyons faire beaucoup plus que ça alors que nous mettons notre travail à l’échelle – nous partagerons les coûts de nos programmes en eau, par des récits et des preuves que les projets ont été complétés sur le terrain.

Plus tôt cet été, nous avons lancé une nouvelle fonction sur notre cyberplateforme de collecte de fonds, mycharitywater.org (anglais seulement), où nous rattachons chaque dollar donné au projet en eau qu’il a financé sur le terrain. Les donateurs et les collecteurs de fonds peuvent savoir combien ont été dépensés pour chaque composante d’un projet en eau en plus de voir où il a été construit et qui l’utilise. Nous appelons cela Dollars to Projects (anglais seulement) — nous le voyons comme une façon puissante de partager les coûts de notre travail tout en mettant en lien les donateurs et les gens qu’ils aident dans les pays en développement.

Sur l’échec

charity : water a toujours tenté d’être franc avec ses sympathisants à propos de notre travail. Et nous avons découvert que plus nous admettons l’« échec » et plus nous le faisons rapidement, plus nous bâtissons notre lien de confiance avec nos donateurs, plus nous augmentons notre crédibilité avec le public et plus nous sommes enclins à partager les parties difficiles de notre travail.

D’une certaine façon, montrer au public où nous avons cafouillé ou pourquoi nous voulons soudainement aller dans une nouvelle direction est comparable à pousser un grand soupir de soulagement. Nous nous sommes donné la chance de partager les choses difficiles. Nous avons inspiré des conversations importantes et accueillons l’examen d’autres puisque nous n’avons rien à cacher. Et nos sympathisants se rapprochent de nous alors que nous les mettons au fait de nos processus de prise de décisions.

Lorsque nous demandons à des gens à se joindre à nous – par des collectes de fonds, des dons, du bénévolat ou de la sensibilisation – nous les invitons aussi à mieux comprendre les tribulations de notre travail. Jusqu’à présent, nous sommes reconnaissants de voir que plusieurs ont voulu relever le défi.

Apprenez-en plus sur charity : water

  • Répartir 20 $ sur 20 ans
    : notre billet original pour expliquer le changement dans notre message (anglais seulement).
  • Pourquoi l’eau? Un aperçu de comment l’eau potable change tout (anglais seulement).
  • Faire la preuve : Comment nous rattachons chaque dollar amassé ou donné sur mycharity : water à un projet complété sur le terrain. (anglais seulement)

Réagir

Sélectionnez 3 phrases qui décrivent cet échec.

Vos réactions n’ont pu être sauvegardées.
Vos réactions ont été sauvegardées.









Leave a Comment

Let us know your thoughts on this post but remember to play nicely folks!